La peur

Tant d’hivers est dans ma tête et dans un ordinateur depuis tant d’années.

Il est sauvegardé régulièrement sur un disque dur interne, un disque dur externe, une clé USB, à deux endroits sur le net.

La semaine dernière, l’ordinateur a fait des siennes, je suis allé consulter le médecin informatique ; Windows a dû être réinstallé.

J’aurais dû dormir sur mes deux oreilles en attendant son retour. Que non.

Trois jours d’une angoisse intense, surtout les nuits, cauchemardesques, à se réveiller violemment, l’oreiller détrempé : tous les fichiers de Tant d’hivers ont disparu, j’ouvre le seul fichier restant, les 215 pages sont vierges, un champ de neige s’étirant à perte de vue. Ça m’a épuisé.

L’ordinateur est de retour depuis quelques jours. J’ai réinstallé des logiciels, les sauvegardes, j’ai repris mes sens et les esprits, mais il y a encore de petits irritants : la qualité du son était excellente, est redevenue de moins bonne qualité, un logiciel antivirus ne veut pas se désinstaller totalement, empêche le processus de point de restauration. J’irai consulter le docteur informatique demain.

Et Tant d’hivers est intact.

Jamais sans mon livre

C’est l’histoire d’un vol, de négligence, d’angoisse, puis d’un dénouement heureux pour avoir retrouvé des années de travail.

Un ordinateur subtilisé, un roman envolé. Pour ma part, je sauvegarde Tant d’hivers sur une clé USB, sur un disque dur externe, j’envoie dans un courriel que j’ai créé sur Internet.

Je m’absente quelques heures, j’amène avec moi la clé USB. Quelques jours, la clé USB ainsi que le disque dur externe.

Salon international du livre de Québec 2016

Cette année, le salon du livre de Québec se tiendra du 13 au 17 avril 2016. J’y serai.

J’y serai comme visiteur…

Tant d’hivers est au point mort. Ma vie a été chamboulée au cours des derniers mois, je reprends mon souffle depuis quelques semaines, des mots m’inspirent, je reprends lentement le rythme d’écriture.

J’ai de nouvelles cartes de visite. Les coordonnées au recto, un mini résumé de Tant d’hivers au verso. Certaines personnes croient à la Providence, au hasard d’une rencontre, glisser quelques mots sur mon écriture singulière, enfin glisser une carte de visite pour aller plus loin…

Tant d’hivers sera numérique. J’en ai acquis la conviction. C’est aussi un pari, celui d’être remarqué par un éditeur traditionnel, d’être publié par la suite en version papier.

 

Nuage de mots de Tant d’hivers

Aujourd’hui, je me suis amusé à créer un nuage de mots clés de Tant d’hivers. À cet endroit.

Un nuage de mots-clés, c’est ni plus ni moins que la représentation visuelle des mots-clés les plus utilisés dans un texte ou un site Web. Dans mon cas, j’ai fait disparaître volontairement certains mots ; il ne faut pas trop en dévoiler… Assez, c’est déjà suffisant.

Image

Tant d’hivers version 3. 0.

Texte écrit rapidement…

Au plus loin que je puisse remonter dans les sauvegardes de Tant d’hivers, j’arrive au 19 juin 2009. C’est toutefois une certitude que les premiers mots et les premières pages de mon histoire d’hivers et singulière sont bien en amont, peut-être en juin 2008. À cette époque, elle m’avait dit : « Pourquoi t’écris pas ? » Oui, pourquoi ? Mais aussi pour quoi ? Je n’ai pas résolu ces questions, et pour être franc, je n’ai pas envie d’y répondre. J’écris. Voilà tout. Nous

La semaine dernière j’ai imprimé Tant d’hivers version 3.0. Je crois que le temps était au beau fixe pour en faire profiter mon comité de lecture.

Les deux premières versions ont été déjà envoyées à des éditeurs. En 2011, en 2012. Certaines maisons ont daigné me répondre, des refus polis, sans doute des copier- coller, sans autre commentaire, pour d’autres, quelques mots, des mots que j’ai jugés positifs. Donc, des refus positifs. Au travail !

J’avais même reçu, non pas une offre, mais un intérêt marqué. Toutefois, je me suis buté à la question marketing ; c’est très bien écrit, peut-être trop, que ça sous-entendait. Pas assez grand public ? Comme j’en doute. Enfin…

C’est un dernier printemps que j’ai fait appel aux services de Nadia, au service de consultation et de coaching d’écriture Le pigeon décoiffé.

La mécanicienne des mots – voilà qui brise le romantisme de l’écriture mais je crois que c’est ça – a mis de l’avant les forces et faiblesses de Tant d’hivers. J’ai tenu compte de commentaires, de diagnostics, d’autres, non.

Je me suis livré à un nouveau découpage du texte, à couper, à ajouter, pour accoucher d’une nouvelle version qui a gagné grandement en maturité. Version finale ? J’en doute. Il reste une copie à mettre entre les mains du dernier membre de mon comité de lecture. Compte tenu que le temps des fêtes et le début du mois de janvier sont des périodes mortes, j’aimerais bien faire un envoi à la fin du mois de janvier, après avoir pris compte des recommandations du comité, avoir apporté des changements, avoir corrigé quelques fautes d’orthographe… Il y en a toujours qui se glissent.

Image

 

Tant d’hivers toujours en chantier

Aujourd’hui, j’ai renouvelé mon nom de domaine pour une année. Voilà l’occasion de publier un trop rare billet sur mon blogue, Une cédille sous la neige.

Je procède à une énième lecture de Tant d’hivers.

En fait, il s’agit à la fois d’une lecture que d’une réécriture ; c’est l’occasion d’apporter des modifications. Donc, coupe ici, coupe là, conserve ceci, conserve cela, etc., etc. L’automne sera déterminant. Je ferai de nouveaux envois puisque que Tant d’hivers s’est grandement amélioré, à mon avis. J’adapterai aussi pour la France. Je n’ai nulle intention de travestir le texte, mais parfois des notes en bas de page s’imposent. Par exemple, le nom cégep. Quelques québecismes aussi.

En cette soirée fraîche, prémisse de l’automne, que j’adore, que j’adore, voici un cadeau, un mini extrait.

« Les conifères qui ployaient sous la neige, transformés en fantômes qui flottaient autour de moi, disparaissaient peu à peu. Les feuillus squelettiques et des arbres faméliques aussi. Quant à la source, elle s’effaçait avec la descente du soleil, derrière la montagne. Cela créait de temps en temps un rougeoiement, l’illusion d’un incendie au cœur de la forêt; dans un coin de ciel, une dernière lueur précédait la noirceur. En route, les lumières du chalet devenaient les étoiles à suivre. »

Un jour d’été

Que faire, en ce joli 22 juin, heureusement pas trop chaud, encore sauvé de la chaleur estivale, oui, que faire, à part écrire ? Comme plusieurs journées précédentes, d’ailleurs.

C’est bien ça. Depuis deux mois je planche le plus souvent possible à la réécriture de Tant d’hivers. Après un passage entre les mains de Nadia du Pigeon décoiffé, le diagnostic a été bénéfique : coupe ici, coupe là, réaménage ici, pourquoi pas là, on réaménage ce chapitre, celui-là, on l’allège. Ce chapitre est devenu deux. Je fais de la mécanique.

Tant d’hivers a mûri, mais le fruit n’est pas encore mûr pour être envoyé par la poste. À l’automne, je vais relancer des maisons d’édition, je vais en solliciter des nouvelles.

Car l’été ça sert à faire pousser les choses, je vais façonner mon livre toute la saison. Dans mon cas, voilà une raison du bénéfice de cet été…

Ce sera septembre.

Tant d’hivers, une histoire d’hivers et singulière. Mais tellement singulière !

entrevue télévisée

en prévision d’une entrevue télévisée que je donnerai demain, jeudi le 14 juin ( date de diffusion à venir), où il sera question de Tant d’hivers ainsi de la condition particulière de son écriture, j’ai accouché de ce qui suit.

« Si vous me lisez, c’est que j’écris. Si j’écris, c’est que je vous parle. Je ne me tairai pas. » (Moi-même)