Tant d’hivers, le document Maître

L’un des membres du comité de lecture a rassemblé, dans ce que j’appellerai une copie Maître, les observations-suggestions-corrections et commentaires de chacun.

Mon père a réalisé un travail de moine. Il m’a même confié avoir adoré l’exercice, ça lui a rappelé des moments de sa carrière de prof de littérature.

Ensemble, nous entreprenons un blitz de corrections pour l’épreuve que j’enverrai aux éditeurs quelque part à l’automne.

En terminant, je vous laisse un commentaire de l’un des membres du comité de lecture : « Tu m’as entraîné dans un beau et long voyage, François, et nombreuses sont les images et les scènes qui m’habiteront longtemps, sans doute toujours. »

Mon roman Tant d’hivers

J’ai terminé l’écriture de mon roman Tant d’hivers au mois de mai. J’ai donné des copies aux quatre membres de mon comité de lecture. Les anciens professeurs de littérature m’ont transmis leur rapport de lecture récemment. J’ai pleuré de bonheur à la réception. Au mois de septembre, je soumettrai à des éditeurs un manuscrit qui sera le plus limpide possible au plan formel. Ce sera un gros mois de septembre.

Tant de chaleur

Je peine à terminer Tant d’hivers.

C’est qu’il fait chaud cet été. Trop chaud. L’échangeur d’air du CHSLD peine à la tâche. Échangeur d’air n’est pas synonyme de climatisation. On élimine l’humidité, pas la chaleur aux étages. J’étouffe. Je vais endurer cet été, pas l’année prochaine ; la clim dans la fenêtre.

Mon inspiration s’est ainsi évaporée au cours des derniers temps. Alors j’ai laissé reposer mes mots, j’ai lu ailleurs, j’ai fait le vide – essayé. Puis c’est revenu comme ça repart. Chaque jour ça peine à l’écran, chaque jour quelques mots, parfois une phrase. Encore une page. Dernière.

Bref, il fait chaud, au-delà de ma capacité de rétention corporelle, rafraîchissons-nous avec un court extrait de Tant d’hivers.

« Quand la terre s’étirait sous un ciel bleu, le soleil froid resplendissait sur la plaine blanche. La lumière était si éclatante que je plissais les yeux, les fermais, puis je baissais la tête, m’inclinant devant une journée de bleu et de soleil trompeurs ; le vent glacial au champ libre était mordant. Il décapait la neige, entrait en contact avec des poteaux de clôture, se butait à des roches érigées en monticules, frappait des piles de planches de bois. Les obstacles modifiaient sa trajectoire, des tourbillons remodelaient le désert. Curieusement, j’entendais la mer dans un coquillage, un fouet lancé en l’air tournoyant au-dessus de moi. Je scrutais l’horizon, le blanc de neige avait de subtils reflets de bleu, si agréables à l’œil. »

François Marcotte, Tant d’hivers.

 

 

La peur

Tant d’hivers est dans ma tête et dans un ordinateur depuis tant d’années.

Il est sauvegardé régulièrement sur un disque dur interne, un disque dur externe, une clé USB, à deux endroits sur le net.

La semaine dernière, l’ordinateur a fait des siennes, je suis allé consulter le médecin informatique ; Windows a dû être réinstallé.

J’aurais dû dormir sur mes deux oreilles en attendant son retour. Que non.

Trois jours d’une angoisse intense, surtout les nuits, cauchemardesques, à se réveiller violemment, l’oreiller détrempé : tous les fichiers de Tant d’hivers ont disparu, j’ouvre le seul fichier restant, les 215 pages sont vierges, un champ de neige s’étirant à perte de vue. Ça m’a épuisé.

L’ordinateur est de retour depuis quelques jours. J’ai réinstallé des logiciels, les sauvegardes, j’ai repris mes sens et les esprits, mais il y a encore de petits irritants : la qualité du son était excellente, est redevenue de moins bonne qualité, un logiciel antivirus ne veut pas se désinstaller totalement, empêche le processus de point de restauration. J’irai consulter le docteur informatique demain.

Et Tant d’hivers est intact.

Un soleil de Kaboul (ou tout près)

Les miss météo avaient prévu une journée ensoleillée, 20 degrés Celsius. C’est le mois d’août en octobre.

Tu roules sur le trottoir aux abords d’un boulevard, tout à coup, y a une bestiole qui marche sur ta joue, déboule sur ton cou.

Parce que tu es paralysé, tu grimaces, tu souffles à t’époumoner en sa direction pour qu’elle s’envole. Rien à faire, elle rigole, elle a trouvé un terrain de jeux.

Tu croises un jeune homme, tu lui expliques la situation. Alors il te vient en aide, cherchant près de ton sac à dos et tout autour de toi. Tu comprends qu’il n’a pas compris.

Tu l’écoutes, il a un léger accent.

Il est afghan, arrivé au Québec il y a trois ans en compagnie de son frère. Il vient de loin, pour le moment il va à l’école voisine du Centre pour son cours de français.

Tu lui parles de son pays, des Russes, des talibans, mais surtout de son français. Tu le félicites.

À la hauteur de l’école, tu lui remets ta carte : « Si ton frère et toi désirez faire la conversation pour pratiquer votre français, y a mes coordonnées. »

Il a fait soleil aujourd’hui.

Jamais sans mon livre

C’est l’histoire d’un vol, de négligence, d’angoisse, puis d’un dénouement heureux pour avoir retrouvé des années de travail.

Un ordinateur subtilisé, un roman envolé. Pour ma part, je sauvegarde Tant d’hivers sur une clé USB, sur un disque dur externe, j’envoie dans un courriel que j’ai créé sur Internet.

Je m’absente quelques heures, j’amène avec moi la clé USB. Quelques jours, la clé USB ainsi que le disque dur externe.

Salon international du livre de Québec 2016

Cette année, le salon du livre de Québec se tiendra du 13 au 17 avril 2016. J’y serai.

J’y serai comme visiteur…

Tant d’hivers est au point mort. Ma vie a été chamboulée au cours des derniers mois, je reprends mon souffle depuis quelques semaines, des mots m’inspirent, je reprends lentement le rythme d’écriture.

J’ai de nouvelles cartes de visite. Les coordonnées au recto, un mini résumé de Tant d’hivers au verso. Certaines personnes croient à la Providence, au hasard d’une rencontre, glisser quelques mots sur mon écriture singulière, enfin glisser une carte de visite pour aller plus loin…

Tant d’hivers sera numérique. J’en ai acquis la conviction. C’est aussi un pari, celui d’être remarqué par un éditeur traditionnel, d’être publié par la suite en version papier.

 

Tant d’hivers en autopublication numérique ?

Un ami m’a fait connaître les services d’autopublication électronique de la compagnie française Librinova. On détermine le prix de vente de son livre, Librinova offre des forfaits de publication ainsi qu’une palette de services allant de la création d’une couverture à la correction du manuscrit. Puis, on crée le livre numérique en quelques clics de souris. Celui-ci est mis en vente dans près de 90 librairies qui offrent des livres numériques, et ce, durant une année. Grosso modo, c’est la démarche qui est proposée. .  Une vidéo l’explique. Fait intéressant… Si le livre atteint le chiffre de vente de 1000 exemplaires, il rejoint le programme « En route vers le papier » La compagnie Librinova devient alors en quelque sorte un agent qui cherche un éditeur traditionnel désirant publier le livre en version papier. Ce dernier aspect soulève à la fois mon enthousiasme et mon questionnement. On rêve papier pour rejoindre le plus large lectorat, mais c’est l’aspect juridique qui me chicotte ; sommes-nous « prisonnier » de la compagnie ? Par exemple, puis-je être publié aussi chez un éditeur québécois. Librinova est une société française, la recherche d’un éditeur se fera en France. La distribution d’un Tant d’hivers papier se fera-t-elle au Québec ? Si bien qu’enthousiasme et prudence sont de mise… À suivre…

Tant d’hivers en autopublication numérique ?

Un ami m’a fait connaître les services d’autopublication électronique de la compagnie française Librinova. On détermine le prix de vente de son livre, Librinova offre des forfaits de publication ainsi qu’une palette de services allant de la création d’une couverture à la correction du manuscrit. Puis, on crée le livre numérique en quelques clics de souris. Celui-ci est mis en vente dans près de 90 librairies qui offrent des livres numériques, et ce, durant une année. Grosso modo, c’est la démarche qui est proposée. .  Une vidéo l’explique.

Fait intéressant… Si le livre atteint le chiffre de vente de 1000 exemplaires, il rejoint le programme « En route vers le papier » La compagnie Librinova devient alors en quelque sorte un agent qui cherche un éditeur traditionnel désirant publier le livre en version papier.

Ce dernier aspect soulève à la fois mon enthousiasme et mon questionnement. On rêve papier pour rejoindre le plus large lectorat, mais c’est l’aspect juridique qui me chicotte ; sommes-nous « prisonnier » de la compagnie ? Par exemple, puis-je être publié aussi chez un éditeur québécois. Librinova est une société française, la recherche d’un éditeur se fera en France. La distribution d’un Tant d’hivers papier se fera-t-elle au Québec ?

Si bien qu’enthousiasme et prudence sont de mise… À suivre…