Nouvel envoi

Une copie de Tant d’hivers est partie par courriel.

Mon imprimante laser a accouché de sept autres copies. Pour elles, ce sera le chemin de la poste la semaine prochaine, le temps de préparer les lettres aux éditeurs que j’ai sélectionnés.

211 pages, 51928 mots, cinq années de travail. C’en est terminé ?

Peut-être est-ce la dernière tentative du côté québécois. Du mois de la façon traditionnelle : imprimer, envoyer par la poste. Internet offre certaines possibilités que je devrais explorer.

L’idée d’adapter pour la France est une option que j’envisage aussi sérieusement. Adapter, pas travestir. Je relancerai un éditeur m’ayant déjà fait part d’un certain intérêt… J’en ai identifié deux autres.

 

« La modification » – un roman

Sur sa page Facebook, Mathieu Bock-Côté a demandé de nommer un livre qui a changé notre vie. Et pourquoi. J’ai choisi La modification de l’auteur français Michel Butor, lu à l’âge de 19 ans, au cégep, dans le cadre d’un cours de littérature. Je me souviens que le professeur nous avait donné comme travail d’écrire un texte de deux pages dans le style du nouveau roman. J’avais adoré l’expérience. Malheureusement, j’ai perdu le texte, mais ma mémoire se souvient de cette phrase : « Vous ouvrez les yeux et une lumière intense frappe votre œil droit. »

La modification n’a pas changé ma vie. Je trouve ça exagéré. Marquant dans mon existence, certainement. Voici un roman qui s’inscrit dans le courant du Nouveau roman. Dans ce cas-ci, c’est l’utilisation de la troisième personne du singulier, le vouvoiement. Voici ce qui est écrit sur Wikipédia :

« L’auteur utilise tout du long le vouvoiement pour décrire le voyage d’un homme dans le train Paris-Rome, alors qu’il compte rejoindre sa maîtresse. On suit tout son cheminement de pensée, toutes ses réflexions et ses multiples décisions, lesquelles changent au fur et à mesure du trajet. On voit à quel point il lui est difficile de savoir ce qu’il désire, à quel point le temps qui passe trop lentement l’empêche de rester sur un choix de vie. »

L’utilisation du vouvoiement m’avait d’abord dérouté, même rebuté, mais la lenteur, les longues descriptions, et surtout, une certaine identification au personnage principal et au décor m’avaient séduit ; un voyageur, un train, une destination, une femme.

Je n’ai pas le bouquin, j’ai trouvé un extrait sur le net. J’ignore toutefois s’il est fidèle à l’original.

« Le seul moyen d’éviter de la voir, depuis la fenêtre du compartiment ou du corridor dont vous avez baissé la vitre, courir, vous faire des signes jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus, de ne pas apercevoir une dernière fois au loin sur son visage tout diminué par la distance, que vous devinerez essoufflé, rouge d’effort et d’émotion, peut-être en larmes, ce sourire neuf, cette confiance obstinée, renforcée, cette reconnaissance contraignante qu’il ne vous serez plus en aucune façon possible de détruire avant les lentes, lamentables, sottes catastrophes intimes certaines, et qui vous renfermeraient dans cette aventure pour laquelle vous étiez parti de la gare de Lyon ce matin, dont vous savez qu’elle est sans issue. » (La modification, Michel Butor)

Il faudrait que je relis ce roman. Certaines œuvres s’apprécient différemment avec le temps, sinon, encore plus.

Pour la référence chez l’éditeur.

Nuage de mots de Tant d’hivers

Aujourd’hui, je me suis amusé à créer un nuage de mots clés de Tant d’hivers. À cet endroit.

Un nuage de mots-clés, c’est ni plus ni moins que la représentation visuelle des mots-clés les plus utilisés dans un texte ou un site Web. Dans mon cas, j’ai fait disparaître volontairement certains mots ; il ne faut pas trop en dévoiler… Assez, c’est déjà suffisant.

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Tant d’hivers qui n’est pas…

En me promenant sur le net, j’ai découvert le titre d’un livre avec le mot hiver… Curieux, je suis allé lire le résumé… Oh la la, on est loin de mon Tant d’hivers.

Voici le résumé en question, question de rigoler un peu.

Magie d’hiver

Woods Sherryl,Richards Emilie,Novak Brenda

« Les quatre histoires réunies dans ce livre nous plongent au cœur des nuits feutrées de l’hiver, pour mieux explorer la magie étoilée de l’amour et de la passion. Passion impossible pour Taylor qui se retrouve face à Dante, l’homme qu’elle a fuit trois ans auparavant, pour ne plus avoir à affronter sa froideur grandissante et la certitude qu’il allait la quitter… Délicieuse passion de Sophie, un soir de Noël, pour l’inconnu qui l’observe depuis la fenêtre de l’immeuble voisin. Et pourquoi n’y céderait-elle pas ? Après tout n’est-elle pas libre comme l’air ? Jusqu’au moment où elle découvre que le mystérieux inconnu n’est autre que le frère du riche homme d’affaires qui lui fait une cour effrénée depuis des mois… Passion brûlante et imprévue de Tilly qui, pour assister au mariage de sa mère dans un château enneigé au cœur de l’Espagne, a impérativement besoin d’un cavalier et se résout à faire appel à une agence d’escorte. Mais, à sa grande surprise, l’homme qui se présente, loin de se montrer familier avec elle, comme elle le redoutait, se montre au contraire froid et arrogant… Passion scandaleuse pour Madeline qui découvre que l’inconnu si sexy avec lequel elle a partagé une nuit de passion la veille de son premier jour de travail n’est autre que Lewis Goode, son nouveau patron. »

Tant d’hivers version 3. 0.

Texte écrit rapidement…

Au plus loin que je puisse remonter dans les sauvegardes de Tant d’hivers, j’arrive au 19 juin 2009. C’est toutefois une certitude que les premiers mots et les premières pages de mon histoire d’hivers et singulière sont bien en amont, peut-être en juin 2008. À cette époque, elle m’avait dit : « Pourquoi t’écris pas ? » Oui, pourquoi ? Mais aussi pour quoi ? Je n’ai pas résolu ces questions, et pour être franc, je n’ai pas envie d’y répondre. J’écris. Voilà tout. Nous

La semaine dernière j’ai imprimé Tant d’hivers version 3.0. Je crois que le temps était au beau fixe pour en faire profiter mon comité de lecture.

Les deux premières versions ont été déjà envoyées à des éditeurs. En 2011, en 2012. Certaines maisons ont daigné me répondre, des refus polis, sans doute des copier- coller, sans autre commentaire, pour d’autres, quelques mots, des mots que j’ai jugés positifs. Donc, des refus positifs. Au travail !

J’avais même reçu, non pas une offre, mais un intérêt marqué. Toutefois, je me suis buté à la question marketing ; c’est très bien écrit, peut-être trop, que ça sous-entendait. Pas assez grand public ? Comme j’en doute. Enfin…

C’est un dernier printemps que j’ai fait appel aux services de Nadia, au service de consultation et de coaching d’écriture Le pigeon décoiffé.

La mécanicienne des mots – voilà qui brise le romantisme de l’écriture mais je crois que c’est ça – a mis de l’avant les forces et faiblesses de Tant d’hivers. J’ai tenu compte de commentaires, de diagnostics, d’autres, non.

Je me suis livré à un nouveau découpage du texte, à couper, à ajouter, pour accoucher d’une nouvelle version qui a gagné grandement en maturité. Version finale ? J’en doute. Il reste une copie à mettre entre les mains du dernier membre de mon comité de lecture. Compte tenu que le temps des fêtes et le début du mois de janvier sont des périodes mortes, j’aimerais bien faire un envoi à la fin du mois de janvier, après avoir pris compte des recommandations du comité, avoir apporté des changements, avoir corrigé quelques fautes d’orthographe… Il y en a toujours qui se glissent.

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Tant d’hivers toujours en chantier

Aujourd’hui, j’ai renouvelé mon nom de domaine pour une année. Voilà l’occasion de publier un trop rare billet sur mon blogue, Une cédille sous la neige.

Je procède à une énième lecture de Tant d’hivers.

En fait, il s’agit à la fois d’une lecture que d’une réécriture ; c’est l’occasion d’apporter des modifications. Donc, coupe ici, coupe là, conserve ceci, conserve cela, etc., etc. L’automne sera déterminant. Je ferai de nouveaux envois puisque que Tant d’hivers s’est grandement amélioré, à mon avis. J’adapterai aussi pour la France. Je n’ai nulle intention de travestir le texte, mais parfois des notes en bas de page s’imposent. Par exemple, le nom cégep. Quelques québecismes aussi.

En cette soirée fraîche, prémisse de l’automne, que j’adore, que j’adore, voici un cadeau, un mini extrait.

« Les conifères qui ployaient sous la neige, transformés en fantômes qui flottaient autour de moi, disparaissaient peu à peu. Les feuillus squelettiques et des arbres faméliques aussi. Quant à la source, elle s’effaçait avec la descente du soleil, derrière la montagne. Cela créait de temps en temps un rougeoiement, l’illusion d’un incendie au cœur de la forêt; dans un coin de ciel, une dernière lueur précédait la noirceur. En route, les lumières du chalet devenaient les étoiles à suivre. »

Un jour d’été

Que faire, en ce joli 22 juin, heureusement pas trop chaud, encore sauvé de la chaleur estivale, oui, que faire, à part écrire ? Comme plusieurs journées précédentes, d’ailleurs.

C’est bien ça. Depuis deux mois je planche le plus souvent possible à la réécriture de Tant d’hivers. Après un passage entre les mains de Nadia du Pigeon décoiffé, le diagnostic a été bénéfique : coupe ici, coupe là, réaménage ici, pourquoi pas là, on réaménage ce chapitre, celui-là, on l’allège. Ce chapitre est devenu deux. Je fais de la mécanique.

Tant d’hivers a mûri, mais le fruit n’est pas encore mûr pour être envoyé par la poste. À l’automne, je vais relancer des maisons d’édition, je vais en solliciter des nouvelles.

Car l’été ça sert à faire pousser les choses, je vais façonner mon livre toute la saison. Dans mon cas, voilà une raison du bénéfice de cet été…

Ce sera septembre.

Tant d’hivers, une histoire d’hivers et singulière. Mais tellement singulière !

Nouveau visage

Je passe en coup de vent ici…
Ce soir, j’ai apporté quelques petits changements esthétiques. Le même hiver habille le blogue, mais la présentation a changé, notamment la couleur de police. Pour cette dernière, j’aurais préféré une autre couleur. Malheureusement, je n’en ai pas la possibilité. Ce n’est pas une option possible avec le thème choisi. Mais ça a tout de même de la gueule. J’aime bien.
Pour le livre, c’est le calme plat… Calme du temps des fêtes. Mi-janvier, je ferai ce que je voulais faire l’été précédent, c’est-à-dire envoyer en France l’adaptation de Tant d’hivers. C’est que j’ai repris l’exercice. Le texte n’a pas subi de changements profonds. Quelques notes en bas de page, par exemple, ce qu’est un cégep. Et d’autres copies vont prendre le chemin de maison d’édition québécoise. Je suis aussi dans l’attente de quelques envois. Croisement de doigts.